D'accord, nous sommes dans une vie, dans une réalité que nous n'avons pas choisie. Nous rêvons d'autre chose, parfois. Que tout se termine bien qu'en tout semble se barrer en vrille. Alors, on a besoin de s'évader...
Incroyable, cet engouement pour les séries télévisées. On apprend à connaître des personnes tout au long des saisons, on se familiarise avec leur environnement, leurs problèmes... On porte un peu leur vie, ce poids qui les écrase, nous même soutenus par la croyance indéfectible en la fin heureuse. En effet, cette vie parallèle, nous la savons scénarisée par un type sain d'esprit qui pense à nous avant de penser à ses personnages. Car il veut qu'on y revienne! Et en même temps, bien sûr, il ne souhaite pas qu'on le lâche. Il donne et il reprend, comme les vagues caressent les galets, pour mieux les polir. La série nous transforme peu à peu à chaque passage et déplace en nous des sentiments. A la fin de cette séance de musculation émotionnelle, on échoue souvent dans un état instable que seul un autre épisode peut rattraper, pense-t-on...